Parfois les artistes se parlent. Les premiers pas sont
intuitifs, involontaires et sans défense. Ils se racontent des formes, des
enjeux et puis se taisent. Il s'agit de régler la distance, de se retrouver
face à face sans médiation et jouer à inventer ce lien. L'autre ne trouve pas
dans les clairières baignées, il habite des chambres d'aveugles meublées de
résonances. La nuit chuinte, les parties s'enchaînent, le temps
s'échappe.
Dans son travail de sculpture, Marcela
Gomez privilégie laligne et donne naissance à des entrelacements de volumes
réels et virtuels qui habitent visiblement les lieux où ils se déploient.
Jérôme Touron, situe ses installations hors de toute mise en cadre, dans un
univers où l'accrochage traditionnel se change en « décrochage généralisé
».
